La Palme dort… à l’année prochaine !

spider« Voilà, c’est fini« , chantait Jean-Louis Aubert. Voilà, c’est fini, chantent ce dimanche tous les festivaliers. La 67e édition du Festival de Cannes a clôt ses portes hier soir, sur l’annonce du palmarès par la présidence Jane Campion et son jury.

Au revoir Palme d’or, Winter Sleep du Turc Nuri Bilge Ceylan, qui en a surpris plus d’un, et que les Cannois vont pouvoir (re)découvrir demain exceptionnellement. Au revoir le benjamin Xavier Dolan, et son épatant Mommy, qui ne repartent qu’avec (excusez du peu) le seul Prix du jury (à égalité avec le doyen Jean-Luc Godard) pour éponger leurs larmes. Au revoir toute cette fête du 7e art, cette célébration de talents (Julianne Moore prix d’interprétation féminine, dans Maps to the Stars). Au revoir, et à l’année prochaine.

Oui, car sitôt cette édition terminée, tous les yeux sont tournés vers la prochaine. Quoi de plus normal, me direz-vous ? Cannes a respiré cinéma pendant dix jours, Cannes retiendra son souffle jusqu’à la prochaine montée des marches.

Et voilà repartis le flot de touristes venus spécialement pour l’occasion, de journalistes spécialisés, de professionnels du cinéma. Tous reprennent la route, les airs, les rails. La Croisette se vide (un peu), la gare prend le relais. Flambant neuf, bien que toujours en travaux, ce pôle d’échanges multimodal nouvelle génération fait déjà son œuvre. Les pas sont pressés, les valises à roulettes suivent, les contrôleurs aiguillent les passagers et les machines à café tournent à plein régime.

Amusé par cette valse de départs dans le hall de gare, je ne me laisse pas bercer trop longtemps. Aujourd’hui nous sommes le dimanche 25 mai, et si ce jour est celui de la fête des mères (j’en profite pour souhaiter sa fête à la plus merveilleuse d’entre toutes – la mienne, qui lira certainement ces lignes : maman, je t’aime), il est également celui des élections européennes. Car s’inscrire sur les listes électorales ne suffit pas, il faut aller glisser un petit papier dans l’isoloir, et une petite enveloppe dans l’urne. Accomplir une nouvelle élection, et assumer un nouveau palmarès, en quelque sorte.

Cette fois, c’est vraiment fini. Avec le sentiment du devoir citoyen accompli, je peux m’en aller chez moi, m’adonner à un passe-temps favori mais jusque-là mis de côté : la sieste. Il faut dire qu’en dix jours de Festival, nous n’avons pas chômé avec mes quatre super-compères !

Comme la Palme, je m’en vais… dormir. A l’année prochaine !

 

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